Le CDO, une espèce en voie de généralisation

16/11/2016, publié par GrégoryKrumm
CDO, Chief Digital Officer et Chief Data Officer

Les entreprises s’accordent à reconnaître l’importance de la transformation digitale ? Soit. Mais combien sont-elles à véritablement relever les manches, à repenser leur organigramme en conséquence ? Plus du quart des sociétés françaises, 27 % précisément, compteraient désormais un Chief Digital Officer (CDO) dans leurs rangs, à en croire la deuxième édition du baromètre « BCD20 » (baromètre des chief digital/data officers) réalisé par Criteo, Digital Jobs, Novamétrie, Salesforce et Viseo. Un pourcentage qui atteint 73 % chez celles du CAC 40.

Selon cette étude, 83 % des entreprises interrogées considèrent que le digital est une priorité stratégique. Et pour cause : 42 % y voient une source de création de valeur, notamment du côté des grands groupes. Optimistes, 62 % des interrogés (contre 54 % l’an dernier) estiment que leur organisation est prête à relever le défi.

Le Chief Digital Officer change de braquet

Et c’est là qu’interviennent les CDO. A l’appui de cette dynamique, le Chief Digital Officer, chargé d’infuser la culture numérique dans l’entreprise, s’ancre dans le paysage corporate. Il affiche non seulement une progression de 5 % en un an, mais son profil de poste est à un tournant. Désormais, on le veut plus opérationnel, plus business. Initialement mandaté pour mettre l’entreprise en ordre de marche numérique, le voilà chargé d’orchestrer la digitalisation des métiers.

85 % des entreprises estiment que le Chief Digital Officer doit savoir faire évoluer les modes collaboratifs, recruter de nouveaux talents (81 %) ou en changer l’organisation (79 %). 74 % vont jusqu’à attendre de lui un changement du mode de gouvernance de l’entreprise susceptible de rebattre les cartes du management.

Des prérogatives multiples face auxquelles 76 % des sondés estiment que la personne responsable de la stratégie digitale a le niveau hiérarchique et le pouvoir adapté aux enjeux de sa fonction – contre 66 % en 2015. Autre signal fort : 48 % d’entre eux sont directement rattachés à la présidence ou à la direction générale.

Émergence du Chief Data Officer, l’autre CDO

C’est l’autre enseignement de cette étude : le Chief Digital Officer marche de plus en plus souvent main dans la main avec un Chief Data Officer. 18 % des grandes entreprises ont d’ores et déjà recruté un directeur de la donnée, susceptible de repérer parmi la masse d’informations disponibles les plus importantes à extraire pour permettre à l’entreprise de prendre les bonnes décisions. Et cette proportion devrait passer à 23 % l’an prochain.

Côté projections, 87 % des personnes interrogées attendent une généralisation de la fonction dans les cinq ans ! Une pérennité portée par la perspective de la future réglementation européenne sur la protection des données personnelles, applicable en mai 2018.